Décroche-signE

Traces d’un passage, Grande
lorgnette, Low window, Bow painting !

Performance en 3 actes :

1. L’absence. Toile volée ou perdue?
Cadre sans sujet. Où sommes-nous? La salle d’exposition comme une salle de boxe. Qui a joué ici, projeté tant de gestes sur les murs? Quelle est cette fenêtre, ce trou blanc, ce vide? Et ce mur de travail quotidien, collage multiple. Un signe.

2. “Le repose-oeil”. A l’entrée, on nous indique : Vivement conseillé pour ceux qui ne voient plus rien, mais déconseillé aux personnes sujettes à l’épilepsie. La salle bondée, le noir se fait.
La peinture phosphorescente comme un appel, sur les murs. Surgit au sein du cadre blanc une catastrophe sonore, enfichée d’un chaos visuel magistral. 1m30s de signe total. L’image soignée par le mal. Et son résidu jusqu’au fantôme de la toile. Décrochage.

La révélation. Invités à marcher jusqu’au bout de la rue Lamartine, les invités ont pu découvrir un rade sympathique, inespéré : “la cour des miracles” comme maison accueillante de sa chaleur, au fond de laquelle un cocktail offert par l’artiste et la maisonnée. Sur la table. Une nappe énigmatique. Qui l’aura reconnue? La toile ainsi révélée, désormais respectée comme support à la convivialité.
Accrochage.

Julien Belon : Projection vidéo et live électroacoustique
(Panavisio)
http://pasunbruit.blogspot.fr/